Pleine Lune du Bélier 2012

La Pleine Lune du Bélier a lieu le 6 avril 2012 à 19h 19mn en temps universel, à 17° du signe. La Lune dans la Balance aborde une conjonction à Saturne à la fin du signe, et sort juste d’un carré avec Pluton. Elle s’articule par semi- et sesqui-carré avec une opposition Mars – Neptune précise, elle-même en T-carré avec une conjonction Vénus – Nœud Sud en Gémeaux. Le Soleil s’est éloigné de la conjonction à Uranus, mais son impact est probablement toujours sensible, Pluton étant juste au carré de leur mi-point. Ces aspects sont un peu chauds… je veux dire tendus, pas évidents à canaliser dans la paix. C’est pourtant ce qui est requis par cette position de la Lune, une paix basée sur la justice et la vérité.

Cette justice, cette vérité, sont liées à des situations anciennes, des karmas installés qui s’expriment actuellement au grand jour. Tout sort… Les vieux contentieux ; les vieilles rancœurs ; les anciens manques ; les erreurs passées. Le problème est que cela sort de façon anarchique et désorganisée, avec de nombreux malentendus à la clé, des émotions qui se mélangent et qui n’ont rien à voir, des incompréhensions.

Rarement autant nos paroles auront-elles été distordues. Ce que nous pensons, ce que nous disons, se heurte à tant de mémoires astrales que cela ne parvient au monde extérieur qu’enrobé de multiples couches supplémentaires, des filets de pensées parasites qui trahissent et déforment tout.

Les relations amicales risquent d’en être bousculées, les liens de partenariat et de couple mis en danger, et beaucoup d’énergie risque d’être gaspillée et dépensée en pure perte.

Demander au Bélier la patience, alors qu’il est occupé par Uranus, n’est pas une affaire facile.

Comment faire ? Se taire ? Ce serait une solution, et attendre que cette phase soit passée, que tout revienne à un meilleur équilibre. Cependant les jours prochains aussi, s’ils permettent peut-être de se dégager, risquent de le faire sous forme de ruptures et de rejets. Cette phase décroissante de la Lune présente successivement des passages à résoudre.

La question se pose de savoir si l’on peut se taire, et si ce n’est pas une esquive de problèmes qui nécessiteraient un dépassement avec une résolution réelle. A chacun de voir… s’il est prêt à prendre des risques dans ses relations, dans ses projets et initiatives, ou s’il est capable de différer ses actions jusqu’à de meilleures énergies.

A mon avis, le vrai travail qui est en jeu, a une portée cosmique universelle. C’est le grand challenge de la paix dans le monde… dans l’univers, ni plus ni moins.

Les injustices, les malversations, les manquements de tous ordres sont des conséquences de la négativité installée dans notre plan, mais leurs propres conséquences à leur tour alimentent à nouveau la négativité. C’est un cercle vicieux chronique, la violence crée la violence, et ceux qui veulent mettre fin à la violence génèrent eux-mêmes de la violence par leur colère et réactivité, si pacifistes qu’ils se veulent ou qu’ils soient. Il y en a peu qui s’appellent Gandhi ou le XIVème Dalaï Lama… Mais il y en a.

Si nous voulons changer le monde, et aujourd’hui en est une opportunité réelle, à sa mesure, non négligeable, nous avons besoin de sortir de ce processus auto-générateur de négativité.

La première étape, c’est : ne pas se laisser blesser. Laissons glisser sur nous ces attaques d’énergie sombre, invoquons nos protections de lumière, entourons-nous de champs énergétiques d’amour et de lumière qui ne la laissent pas passer. Visualisons-nous entourés d’une aura dorée, ou blanche, ou violette, reliée directement à l’amour divin et son infinie compassion, et promenons-nous comme cela dans nos activités… Si si.

Ensuite, chaque fois que l’injustice, la colère ou les contrariétés montrent le bout de leur nez, bénissons-les. Ne luttons pas. Bénissons-les, disons-leur de partir, et laissons-les le faire. Tranquillement. Nous rétablirons la justice le moment venu, celle-ci ne peut être perdue.

Aimons.

Si nous nous sentons agressés, allons un peu plus loin. Laissons l’agresseur user son agression, elle finira par s’épuiser. Nous en reparlerons plus tard, éventuellement, si c’est toujours nécessaire.

La Paix implique de, et nous invite à, aller jusqu’à ce niveau-là de maîtrise. Nous pouvons le faire bien sûr. Alors faisons-le. Cela nous libère de nos propres charges obscures, cela libère les autres, qui ne trouvent plus de support à leur agression et se retrouvent face à eux-mêmes, amenés à prendre conscience de ce qui se passe réellement en eux, et cela libère l’énergie collective.

On parle de Pâques, et de tous ces messages religieux et spirituels, et ce qui compte vraiment, c’est cela : cette Pleine Lune peut dégager des masses de négativités et libérer beaucoup d’êtres et de plans, et cela commence par soi-même. Peut-être le mouvement mondial qui accompagne cette fête pourra aider à cette transmutation.

Joyeuse étape !

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