Pleine Lune du Capricorne 2012

La Pleine Lune du Capricorne a lieu le 9 janvier 2012 à 7h 30 temps universel, à 18° 20’ du Cancer / Capricorne. Elle est en trigone-sextile avec Mars dans la Vierge, et en T-carré avec la Lune Noire en Bélier. On note l’opposition Jupiter / Saturne en Taureau / Balance, reliée à Mercure en Capricorne (conjoint Pluton) et à Vénus – Neptune en Verseau et Chiron en Poissons. Uranus en tout début Bélier forme des aspects avec quasiment toutes les planètes sauf la Lune et Vénus. Pour mon lieu elle a lieu exactement au lever du Soleil, à quelques petites minutes près, ce qui renforce le Capricorne, déjà occupé par ces trois planètes, soutenu par Mars, et Jupiter.

Saturne continue d’être maître du thème, puisque cinq planètes sont dans ses signes, entre le Capricorne et le Verseau, que les autres en dépendent aussi, et qu’il est toujours dans son signe d’exaltation la Balance. Sauf la Lune qui est dans sa maîtrise du Cancer et qui amène la contrepartie, l’énergie complémentaire de la sienne…

Il est plus que jamais le justicier, celui qui pèse et analyse, renvoie la vérité, et à partir de là légifère, approuve et valide, ou désapprouve et condamne. Il le fait avec exactitude, impeccablement, néanmoins de façon juste et objective. C’est cette énergie que l’on constate au niveau collectif dans la dénonciation de plus en plus active des injustices et des malhonnêtetés du monde (que ceux qui ne sont pas alignés et justes s’alignent dès maintenant si tel est leur choix, car quand il sera dans le Scorpion dans quelques mois, les victimes d’ordinaire soumises se soulèveront avec puissance et colère…).

Cette justice connaît la mansuétude, et bien des problèmes peuvent être pardonnés et effacés s’ils sont reconnus honnêtement, sans esquive ni mauvaise foi. Ainsi il est possible de réparer bien des choses, notamment dans le plan relationnel. Cependant remarquons qu’il est question en premier de la relation à soi-même…

C’est en effet face à nous-mêmes que nous sommes les moins aimants, et nos relations extérieures qui sont difficiles en sont d’abord le reflet. Celui qui s’aime réellement au-delà de tout narcissisme ne voit chez autrui que des occasions de partager cet amour, et le fait avec joie mais aussi détachement. Quand on en veut aux autres, ou quand on subit leur négativité, c’est le signe que l’on rejette probablement quelque chose en soi-même. Donc avant de s’en prendre à eux, à la négativité du monde, à la méchanceté des uns ou des autres, il est intéressant de regarder en soi-même à quoi cela fait miroir.

Mais attention ! Il ne s’agit pas, comme on l’a souvent cru ou formulé autrefois, de se déclarer coupable et porteur des mêmes « fautes » que celles que l’on voit en face de soi. Dire que le monde forme un effet miroir, ne doit pas amener à se penser fautif de ce que l’on déplore ou expérimente avec lui. Il n’est pas le miroir de ce que l’on est, il est le miroir de ce que l’on pense être. Ce qu’il nous renvoie, c’est notre propre jugement sur nous-mêmes, non notre réalité définitive.

Cela est important à souligner, car on a beaucoup fait culpabiliser les gens en leur renvoyant que les malheurs du monde sont le résultat de leur mauvaiseté intérieure. Cela ne se passe pas exactement comme ça, c’est encore diviser le monde entre les bons et les méchants, chacun étant « méchant » à un degré ou un autre. Cela ne peut que créer encore de la culpabilité, de la résistance, du non-amour.

Si nous comprenons que cet effet miroir concerne la relation que l’on a à soi-même, et non ce que l’on est (nous n’avons guère idée de ce que nous sommes réellement), cela change toute la donne, toute la façon d’évoluer vers notre meilleur, toute la façon d’incarner l’éveil et de changer le monde…

Assez de donneurs de leçons culpabilisateurs et condamnateurs, et surtout assez de celui que nous portons en nous-mêmes ! A l’égard d’autrui, certes, mais d’abord à notre propre égard. Alors nous changeons notre regard sur le monde et alors le monde change.

La Lune permet cette prise de conscience et son intégration, depuis son signe du Cancer, face à toutes ces énergies saturniennes. Notre intuition sait tout cela, quand nous écoutons vraiment la voix de notre cœur, et non plus celle de notre mental surchauffé et épuisé, nous entendons cette tendre et douce parole d’amour, cette parole féminine, la parole de la Déesse, qui nous guide vers notre accomplissement dans sa protection.

Les dieux vengeurs sont dépassés, et ne pourront guère sauver ce monde qu’ils ont poussé au bout de son absurdité, coupés qu’ils étaient de leur sensibilité. Ces morales patriarcales, techniciennes et froides ont définitivement fait leur temps, et seule la vision globale, artistique, holistique, utopique, solidaire, amène le nouveau monde.

N'oubliez pourtant pas la petite phrase : "l'amour de soi, au-delà de tout narcissisme"...

Bonne Pleine Lune !

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