Le Lion 2013

L'entrée du Soleil dans le Lion, 22 juillet 2013, 17h 56mn pour Lasalle

L’entrée du Soleil dans le Lion a lieu le 22 juillet 2013 à 15h 56mn en temps universel, à peine plus de deux heures avant la Pleine Lune. Vénus vient juste de rentrer dans la Vierge, et Mercure est redevenu direct deux jours avant. Dans le Cancer la conjonction exacte Mars – Jupiter boucle avec précision le grand trigone avec Saturne en Scorpion et Neptune en Poissons, formant un double cerf-volant avec Vénus et avec Pluton en Capricorne. Beaucoup d’aspects dans ce thème éclaté autour du zodiaque, notamment un T-carré de Saturne avec l’axe Soleil – Lune, un autre d’Uranus avec l’opposition de Pluton avec Jupiter – Mars et Mercure – Lune Noire en Cancer.

Alors ? Paix, apaisement, intégration et réconciliation ? Résolution des erreurs ou des problématiques qui nous ralentissaient dans nos objectifs ? Réalisation des projets conçus précédemment ?

Pourquoi pas. Les tensions indiquées par les carrés peuvent provoquer des décisions et des actes libérateurs, il est possible de faire enfin les choix par lesquels nous donnons libre cours à notre créativité et lui permettons de s’inscrire dans la matière. Suivre nos engagements spirituels (délibérés ou non) est porteur de réussite, et ils amènent de la magie dans notre vie. C’est la magie de l’effacement des anciennes douleurs, de la dissolution des limitations, du pardon général à autrui et à soi-même.

Car ne nous y trompons pas, nous sommes dans une phase très particulière : phase de remise à zéro des mémoires. Plutôt, de remise à zéro de ce qui encombre les mémoires. Nous ne perdons pas le souvenir des expériences, ni l’enseignement qu’elles nous ont apporté. Tout ce que nous avons vécu au fil des incarnations et des au-delà des incarnations est là, rassemblé dans notre conscience du « dessus », et accessible pour nous guider dans la sagesse ; tout cela est à notre disposition, la globalité de la science de notre entité.

Mais nous nous débarrassons des émotions qui sont liées à ces expériences et qui nous empêchent d’avancer. Les culpabilités, les sentiments d’insuffisance ou de faiblesse, les doutes et les questionnements inutiles, les remords, nous n’en avons plus besoin et nous pouvons les laisser se dissiper et retourner au grand bain d’énergie universelle.

Nous pouvons abandonner nos passés et en percevoir l’inanité, l’innocuité.

Nous ne sommes pas cela.

Nous ne sommes pas ce que nous avons vécu.

Nous sommes ce qui est au-delà de tout ce qui apparaît.

Nous pouvons faire le tri de toutes ces conceptions et croyances sur le monde et sur nous-mêmes, et ne garder que ce qui nous aide à nous ouvrir et nous épanouir, pour nous rapprocher de l’être au cœur de nous-mêmes.

Nous pouvons partager avec autrui le meilleur de nous-mêmes, accéder à une communication par le cœur, dans l’amour du plus haut niveau, à partir de notre unité accomplie.

Nous avons, plus que jamais aujourd’hui, la capacité de recréer nos vies, la liberté de le faire.

Bien sûr pour cela il faut laisser partir ce qui doit partir, ce qui veut partir. Nous restons parfois attachés à des choses, des liens, des convictions, dont nous pensons qu’ils sont bons pour nous, qu’ils font partie de notre voie, et que nous devons les suivre ou les conserver absolument. Ce que nous croyons être le bien, souvent n’est pas le bien, c’est juste une chaîne de plus, une barrière de plus, une impasse.

Ceci se produit souvent dans l’adhésion à des systèmes de pensée ou de vie, intéressants au départ, mais auxquels on adhère finalement si rigidement qu’ils perdent tout leur potentiel d’évolution. On le voit souvent dans les visions « politiquement correctes » comme l’écologie, les principes spirituels, les méthodes d’alimentation, la solidarité systématique. L’idée de départ peut être juste (de façon relative, car les choses sont bien plus subtiles), elle est éclairée, mais la façon de l’appliquer tourne à nouveau à un dogmatisme qui la rend presque pire que l’ancien qu’elle voulait corriger et rééquilibrer.

Les censeurs et les conseilleurs sont toujours autant virulents, mais plus dangereux sont nos censeurs et conseilleurs intérieurs, qui passent leur temps à nous critiquer et nous pousser à agir selon des modèles figés, qui ne nous correspondent pas. Il est bon d’envoyer balader ces normes sournoises et de laisser s’exprimer nos désirs incorrects, incongrus, rebelles et anticonformistes, à tous niveaux. Ce qu’il faut, c’est faire ce que nous avons envie de faire, du moment que nous sentons que le ressenti est juste, et qu’il n’est pas une compensation névrotique à un manque quelconque, et que nous ne causons pas de tort autour de nous.

Nous aimer nous-mêmes avant tout. C’est un cliché peut-être, mais expérimentez-le, chaque fois que possible, au lieu de faire ce que vous pensez devoir faire, ou vous culpabiliser ou vous faire des reproches, faites ce que vous sentez que vous avez envie de faire, réellement. Portez-vous de l’attention et de l’amour, appréciez ce que vous êtes, ne vous demandez rien de plus.

Nos pensées continuent d’être un peu embrouillées et polluées par des émotions, et nous avons besoin encore de les nettoyer. Quand elles deviennent claires, alors nous pouvons les suivre, mais tant qu’elles ne le sont pas, il vaut mieux différer ce qu’elles nous dictent, et méditer dessus encore. Certains renoncements ne seront pas inutiles et nous aideront à mieux sentir la voie à suivre. Prenons du temps, respirons tranquillement dans les situations, laissons-nous porter en douceur.

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